Moins
consensuelle que l’intervention au Mali, l’intervention
française en
Centrafrique était pourtant inévitable. Mais dans quel contexte et
à quel prix ?
Il ne s’agit pas cette fois d’une
lutte frontale contre le terrorisme. Il s’agit d’une
intervention, également autorisée par l’ONU, dans un conflit
interne qui oppose des milices de groupes armés entre elles, sans
Etat capable de remettre de l’ordre et de protéger son peuple.
L’opération a déjà fait deux morts et il est à redouter que nos
soldats restent très exposés, intervenant au sein même de la
population où il faut désarmer les uns en empêchant les autres
de se
livrer à
des lynchages.
La charge ainsi laissée à la France,
les sacrifices en vies humaines qu’elle seule est amenée à
consentir, posent une fois encore
la
question de la démission européenne vis-à-vis d’un continent
pourtant essentiel à son
avenir.
Aujourd’hui l’Europe est toujours présente, pour ne pas dire
intrusive, dans
les politiques
nationales,
toujours prête à guider les nations développées qui la composent
vers des objectifs qu’elles n’ont pas décidés. Mais lorsqu’il
s’agit d’aider les nations faibles avec lesquelles elle est liée
par l’histoire, sans parler de la proximité, l’Europe n’a
soudainement plus de volonté d’agir.
A l’heure où
la France affronte des risques considérables pour l’intérêt
commun,
elle est fondée à exiger une déduction de nos dépenses militaires
du calcul bruxellois de notre déficit. En aura-t-elle la volonté ?
Ce serait bien le minimum.
Il ne s’agit pas cette fois d’une lutte frontale contre le terrorisme. Il s’agit d’une intervention, également autorisée par l’ONU, dans un conflit interne qui oppose des milices de groupes armés entre elles, sans Etat capable de remettre de l’ordre et de protéger son peuple. L’opération a déjà fait deux morts et il est à redouter que nos soldats restent très exposés, intervenant au sein même de la population où il faut désarmer les uns en empêchant les autres de se livrer à des lynchages.
La charge ainsi laissée à la France, les sacrifices en vies humaines qu’elle seule est amenée à consentir, posent une fois encore
A l’heure où la France affronte des risques considérables pour l’intérêt commun, elle est fondée à exiger une déduction de nos dépenses militaires du calcul bruxellois de notre déficit. En aura-t-elle la volonté ? Ce serait bien le minimum.
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