mercredi 25 septembre 2013

UNIVERSITE D’ETE 2013 DU MRC. Coudekerque-Branche Atelier du 15 septembre



UNIVERSITE D’ETE 2013 DU MRC.
Coudekerque-Branche
Atelier du 15 septembre : animation par Martine Souvignet, secrétaire nationale à l’Etat et à la réforme territoriale, Jean-Marc Nicolle, président de l’ARECA, 1er adjoint au Kremlin-Bicêtre.

 Une trentaine de participants et plusieurs interventions de nos élu(e)s et militants dans les zones urbaines : Blois, Epernay,Grenoble, Kremlin-Bicêtre, Lyon, Nantes, Toulouse, Tours…

L’acte III de la décentralisation.
Quelques éléments de synthèse pour nourrir la position du MRC et de nos parlementaires.
Après avoir rappelé la procédure parlementaire et la résistance du Sénat à ce projet de loi gouvernemental, alors mêmes que les associations d’élus ont été largement consultées, le contenu de la première loi, relative aux métropoles a été analysé dans ses grandes lignes, telle qu’elle a été votée fin juillet.
Bien que le fait urbain et l’existence d’une douzaine de métropoles soit pris en compte par tous les participants,le sentiment de détricotage du territoire alors même qu’un vrai bilan de l’intercommunalité au niveau des coûts de fonctionnement et des modes de gouvernance n’a pas été dressé est patent.
L’objectif de cet acte 3 de la décentralisation qui est « d’organiser, de simplifier, et de clarifier l’action publique » ne peut être atteint qu’à partir d’une rigoureuse analyse des modes de fonctionnement des intercommunalités depuis la loi Chevènement de 1999 ;
Le MRC, partisan de cette intercommunalité depuis le début de la démarche a toute légitimité pour faire entendre sa voix sans être taxé de passéisme. Il inscrit son apport au débat dans une fidélité sans faille aux principes républicains et il reste très attaché à l’indivisibilité de la république garantissant les mêmes droits à tous les citoyens sur tout le territoire national.

1) Vouloir réduire les dépenses publiques, c’est  nécessaire, a fortiori dans un contexte de crise économique, mais cela ne doit pas mener à une approche libérale du territoire, jetant l’opprobre sur les élus locaux, souvent bénévoles, qui oeuvrent dans la proximité au quotidien.
C’est la conception du rôle de l’élu(e) local(e) et les conditions démocratiques de la prise de décision qui sont au cœur de nos préoccupations ; le fonctionnement autocratique existe déjà dans certaines mairies ou intercommunalités à l’heure actuelle ; des redondances de services sont réelles entre communes et intercommunalités…Il faut en faire l’analyse et avoir la volonté politique d’en sortir.
Pour ce faire, l’aboutissement d’un véritable statut des élus (disponibilité, formation, retour à l’emploi, indemnités…) est une nécessité  pour renforcer leur présence aux différents niveaux de l’intercommunalité et leur capacité à se saisir des dossiers en amont des assemblées délibérantes ; ce statut des élus est aussi la condition sine qua non de leur  renouvellement ; ce statut devra donner une nouvelle attractivité à la fonction, en particulier pour les jeunes et les femmes ainsi que pour les salariés du privé.
2) La simplification du « millefeuille » est sans doute une… ardente obligation… mais la création de métropoles sur des aires urbaines pas toujours constituées en communautés urbaines, laissant pour compte des départements amputés dans leur géographie devenue rurale et dans leurs compétences, ne peut être synonyme de simplification, mais plutôt, à l’aune de la vie quotidienne du citoyen, de renchérissement de la complexité,
Une réflexion approfondie doit conduire à des modes de décision et de gestion clarifiés tant dans les métropoles que dans les communes et départements pour sortir d’une démocratie locale devenue opaque et technocratique, la concertation ne touchant qu’une faible partie, souvent peu représentative de la population.
Plus particulièrement, la compréhension de la fiscalité locale par les citoyens est très peu avancée ; la mise en place des métropoles devra s’accompagner d’un véritable effort d’éducation populaire en la matière sinon le rejet de cette complexité liée à l’amertume née des affaires financières récentes nourrira le rejet du Politique et de ses élus.
3) Le retrait de l’Etat et de ses services (déjà bien affaiblis par la RGPP)  est source d’inquiétude pour le MRC ; les possibilités d’intervention de l’Etat, au-delà des fonctions régaliennes de sécurité et de contrôle, sont réduites à la portion congrue dans les départements alors même que son rôle de coordination, de régulation est toujours réel dans l’aménagement des territoires ruraux .
La deuxième loi sur  «  l’organisation des régions pour le développement économique et la croissance » prévoit que l’Etat pourra déléguer ses  compétences aux régions et aux métropoles ; il siégera alors comme un partenaire « ordinaire » dans les conférences territoriales d’action publique au niveau régional et départemental.
Tout au contraire, le MRC souhaite un renforcement des capacités d’intervention de l’Etat à tous les niveaux, national, régional, ou local car l’Etat républicain est garant de l’intérêt général, en particulier dans une période de crise économique et sociale comme celle que nous vivons ; l’Etat intervient au-delà des particularités locales et à ce titre il n’est pas un partenaire comme les autres autour de la table de la décentralisation.
Certes, le haut conseil du territoire est prévu par la loi comme le lieu de concertation nationale entre l’Etat et les collectivités territoriales ; mais sa composition semble complexe et son efficacité douteuse bien qu’une formation permanente réduite soit définie et des formations spécialisées annoncées (commission des finances locales et commission d’évaluation des normes).
Est-on bien là dans la simplification ?
Le territoire national ne peut se dissoudre dans une mosaïque de collectivités locales issue d’une décentralisation à la carte qui aboutirait à un traitement encore plus inégalitaire que dans le contexte actuel du Citoyen, selon qu’il relève d’une région riche ou d’une région pauvre…Une réforme territoriale élaborée par la gauche doit être porteuse de clarté et d’égalité, de progrès social pour chacun et chacune, qu’il soit rural ou urbain ; le citoyen doit savoir où la réforme le conduira, dans son quotidien, dans son obligation fiscale, dans sa capacité d’expression aux différents niveaux d’organisation de la société et enfin dans son rapport à la nation française et à ses institutions.
Martine SOUVIGNET,
Secrétaire nationale à l’Etat et aux collectivités territoriales ;

Proposition de loi visant à reconquérir l’économie réelle: le redressement productif au cœur de l’action de la majorité





 

Le Mouvement Républicain et Citoyen se félicite de l’inscription dès la rentrée d’un texte résultant d’une initiative prise conjointement par les partenaires de la majorité : PS, PRG, MRC, EELV et MUP. Ce texte s’attaque enfin aux fermetures de sites abusives, contraires à l’intérêt des salariés et qui fragilisent encore un peu plus notre tissu industriel.

En prévoyant – dans les limites que nous impose la Constitution – des sanctions pouvant être infligées à l’employeur qui n’a pas sincèrement cherché un repreneur ou a refusé une reprise, cette proposition va beaucoup plus loin que notre dispositif légal actuel.

Elle prolonge la loi Sapin du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi en renforçant le dialogue social et en impliquant les salariés le plus tôt possible dès que le projet de fermeture d’un site est envisagé.

Pour le MRC, ce texte est une chance pour l’avenir de nos entreprises : il permet le maintien d’entreprises viables et prévoit de réinjecter dans le bassin d’emploi les sanctions infligées à l’employeur qui ne jouerait pas le jeu.

Ce dispositif innovant répond à la situation vécue par nombre de travailleurs confrontés aux fermetures d’entreprises. C’est aussi un véritable pas en avant dans le sens du redressement productif du pays qui est pour le MRC le cœur de l’action gouvernementale.

Le Mouvement Républicain et Citoyen se félicite de l’inscription dès la rentrée d’un texte résultant d’une initiative prise conjointement par les partenaires de la majorité : PS, PRG, MRC, EELV et MUP. Ce texte s’attaque enfin aux fermetures de sites abusives, contraires à l’intérêt des salariés et qui fragilisent encore un peu plus notre tissu industriel.

 En prévoyant – dans les limites que nous impose la Constitution – des sanctions pouvant être infligées à l’employeur qui n’a pas sincèrement cherché un repreneur ou a refusé une reprise, cette proposition va beaucoup plus loin que notre dispositif légal actuel. Elle prolonge la loi Sapin du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi en renforçant le dialogue social et en impliquant les salariés le plus tôt possible dès que le projet de fermeture d’un site est envisagé.

Pour le MRC, ce texte est une chance pour l’avenir de nos entreprises : il permet le maintien d’entreprises viables et prévoit de réinjecter dans le bassin d’emploi les sanctions infligées à l’employeur qui ne jouerait pas le jeu. Ce dispositif innovant répond à la situation vécue par nombre de travailleurs confrontés aux fermetures d’entreprises. C’est aussi un véritable pas en avant dans le sens du redressement productif du pays qui est pour le MRC le cœur de l’action gouvernementale.

Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, mercredi 18 septembre 2013.



Rendre enfin la CSG progressive une mesure de relance et de justice pour le budget 2014




Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, mercredi 18 septembre 2013.

Les trois députés du Mouvement Républicain et Citoyen sont signataires de deux amendements rendant progressive la Contribution Sociale Généralisée (CSG). Nous rejoignons les 70 députés du groupe Socialiste, Républicain et Citoyen qui soutiennent déjà cette proposition.

Cette mesure constituera une première étape importante de la réforme fiscale qu’il faut engager et elle est compatible avec la ligne budgétaire du gouvernement.

Plus de vingt ans après sa création, le taux de cette taxe (qui touche les revenus d’activité, de remplacement mais aussi ceux du capital) a été multiplié par sept et son assiette étendue, apportant plus de 85 milliards d’Euros au budget de la sécurité sociale. Son caractère proportionnel rend particulièrement injuste ce « second impôt sur le revenu ».

Rendre progressive la CSG sera une mesure budgétaire importante en faveur des classes populaires et viendrait soutenir la consommation des ménages au moment où la France sort très difficilement de la récession. Enfin, cette mesure compensera les effets de l’augmentation de la TVA prévue au 1er janvier.

La France est bien inspirée en amorçant ainsi les conditions d’un dialogue entre l’Iran et les puissances occidentales. Ce dialogue, qui devrait inclure la Russie, est de l’intérêt de tous. Il est essentiel de tout faire pour éviter de s’enfoncer plus encore dans la déstabilisation du Moyen-Orient.

Dialoguer avec l’Iran est de l’intérêt de tous





Le MRC note avec satisfaction que le Président Hollande a répondu favorablement à la proposition d’une rencontre formulée par le nouveau Président iranien Hassan Rohani à l’occasion de l’assemblée générale de l’ONU à New York. Le nouveau langage tenu au sommet de l’Etat iranien n’est pas une donnée mineure. Toute occasion d’engager le dialogue doit être saisie car l’Occident se trouve aujourd’hui dans une impasse sur la question du nucléaire iranien, liée de part et d’autre à des positions maximalistes et, partant, irréalistes.

La France est bien inspirée en amorçant ainsi les conditions d’un dialogue entre l’Iran et les puissances occidentales. Ce dialogue, qui devrait inclure la Russie, est de l’intérêt de tous. Il est essentiel de tout faire pour éviter de s’enfoncer plus encore dans la déstabilisation du Moyen-Orient.

Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, Vice-présidente du MRC et Députée de l'Aisne, mardi 24 septembre 2013.

Stratégie nationale de santé: un élan positif à amplifier



Par Ladislas Polski, Secrétaire national à la santé, mardi 24 septembre 2013.
Les objectifs de la stratégie nationale de santé présentés par Marisol Touraine et Geneviève Fioraso offrent des perspectives positives. 

Le projet de généralisation du tiers-payant sur les consultations médicales est un signe fort pour combattre le renoncement aux soins pour raisons financières, qui avait considérablement augmenté sous la présidence de Nicolas Sarkozy. 

La poursuite du renforcement du rôle pivot du médecin traitant, et le volontarisme sur la mise en ouvre de nouvelles pratiques pluridisciplinaires et coordonnées de l'offre de soins de premier recours sont un moyen fort de lutte contre les inégalités territoriales d'accès aux soins, dans le sillon des pactes territoires -santé. 

Le caractère impératif de l'excellence de notre recherche biomédicale est un engagement indispensable au service de la qualité des soins de nos concitoyens comme du dynamisme économique de la nation. 

Cependant certaines pistes méritent d'être approfondies. Ainsi la politique du médicament, au-delà des questions de sécurité d'utilisation, mérite une approche rationnelle et approfondie centrée sur une maîtrise publique renforcée du prix des produits qui valorise davantage l'innovation et le service médical rendu. 

La lutte contre le renoncement aux soins pour raisons financières passe par la question des dépassements d'honoraires, non réglée lors de la dernière convention médicale.
Le renforcement de l'hôpital public dans ses missions suppose aussi le dépassement de la tarification à l'activité au profit d'un mode de tarification mixte alliant valorisation de l'efficience et reconnaissance des missions spécifiques de l'hôpital public.

Au-delà des questions liées à l'organisation du système de santé, c'est bien la question du financement de la protection sociale solidaire qui est posée : seul le redressement économique du pays, en particulier de son économie productive, permettront de garantir la pérennité de ce financement. Les chantiers sont nombreux, et le gouvernement sait les identifier. Il faut à présent s'y attaquer avec détermination et esprit de responsabilité.