MRCV : Mouvement Républicain & Citoyen Vitriot.
Rejoignez cet espace de témoignage, d'échange et de partage autour des questions politiques, économiques, sociales et écologiques dans notre Ville de Vitry Sur Seine.
Ce site est animé par Rached Tombari, militant engagé MRCV, le porte parole de chaque citoyen de Vitry au travers l'accomplissement
et la promotion d'un programme commun du "vivre ensemble"
- RSA socle, RSA majoré, RSA socle +
activité, RSA majoré + activité : personnes soumis aux droits (gratuité des transports,
CMUC entre autre) et devoirs (inscription dans une démarche d'insertion et
obligation de signer un Contrat d'Engagement Réciproque (ex contrat
d'insertion).
- RSA Activité : non soumis aux droits
et obligations
le Dispositif RSA, après avoir été
expérimenté sur à peine plus de 18 mois, a été mis en place au 1er juin 2009
pour remplacer le dispositif RMI et ainsi susciter chez les personnes en
bénéficiant un intérêt à reprendre plus facilement une activité.
pourquoi ? A l'inverse du RMI pour lequel
l'intéressement ne durait au maximum 12 mois dans le cas d'une reprise
d'emploi, le RSA peut perdurer sous la forme d'un RSA "activité" tant
que le dispositif durera et surtout tant que la personne ne percevra pas un
salaire supérieur à ce qui a été défini comme le Revenu Minimum Garanti (cf
exemple de calcul sur le doc joint). cela permet aux personnes qui travaille
notamment à temps partiel (pour une personne seule) d'avoir un complément de
revenu.
pour ce qui est des personnes
bénéficiant du RSA "Socle" ou "Majoré" (ex RMI ou API -
allocation Parent Isolé), le coeur du travail d'accompagnement des chargés
d'insertion, il y a d'autres intérêts :
Au niveau national, il permet d'utiliser
le dipositif Aide Personnalisée au Retour à l'Emploi (APRE) pour différentes
actions : Formation, aide à la création, aide au permis B (une partie gérée par
le Pôle Emploi, une autre par les Conseils Généraux), aide à la garde d'enfant
(en complément de l'aide de la caf), aide à l'acquisition de matériel professionnel et même aide à
l'installation pour les gens qui seraient dans l'obligation de trouver un autre
logement pour se rapprocher de son lieu de travail.
Ce dossier est géré par le chargé
d'insertion RSA en dehors de la première partie de l'aide au permis B.
Au niveau local, A ce dispositif
national, viennent se greffer les différents dispo dits de droit commun
(Conseil Régional, Presta du Pôle Emploi) et celui spécifique au Département en
question (Programme Départemental d'Insertion - PDI - généralement).
Tu connais le PDI sur le 93, il se peut
qu'il soit différent dans les autres départements d'Ile de France (plus ou
moins fourni). pour celui que l'on connait, il regroupe des actions de
redynamisation, de Remise à Niveau, d'apprentissage de la langue, de
préqualification ou de qualification sur les secteurs considérés comme porteurs
ou en tension mais également des accompagnements sociaux individualisés (ASI),
...
Cela nous amène à la caractéristique
première du chargé d'insetion RSA qui est d'établir un diagnostic à partir de
la situation socio-professionnelle de la personne rencontrée afin de l'orienter
sur les actions ou les partenaires les plus à même de répondre aux
problématiques en tentant de les prioriser et parfois de les mener en parallèle
(ex : ASI avec action linguistique, dossier de surrendettement et recherche
d'emploi, ...) .
cela nous amène donc à travailler avec
les Assistantes sociales, la CAF, les organismes de formation, les institutions
(la CAF en priorité sur les questions de paiements), les services municipaux,
etc...
Nous n'avons pas vocation à nous
attacher directement à l'accompagnement dans la recherche d'emploi puisqu'il
existe l'acteur historique (Le Pôle Emploi) et ses prestataires spécifiques, ou
le PLIE, ou un autre acteur connu sur le territoire.
Territoire, en effet, notre action se
concentre sur les personnes résidant sur un territoire communal.
pour revenir à la formation, un des
éléments forts de notre panoplie, dans le cadre des financements individuels
(lorsque l'on ne trouve pas dans les catalogues de droit commun ou que les
délais sont très longs), nous avons (sur le 93) à disposition le FDIF
(Financement Départemental pour l'Insertion par la Formation -3050€) avec un
délai de traitement d'un mois et demi maxi, l'APRE (3000€) délai : 1 mois 1/2,
le chéquier qualifiant Régional (4100€) délai : 2 mois, L'aide individuelle de
formation (AIF - 3200€) délai : au bon vouloir du pôle emploi. En cas de
co-financements, les deux premiers, gérés par le chargé d'insertion RSA seul,
n'interviendront qu'après le montage des deux derniers, gérés par le référent
pôle emploi seul.
Dans certaines villes, où le PLIE
existe, il y a possibilité d'avoir une autre source de financement (mais çà tu
le sais déjà).
En résumé : Chargé d'insertion =
Diagnostic basé sur la situ socio-prof., orientation sur la ou les actions
adéquates, lien entre le bénéficiaire et les institutions ou partenaires.
N.B. : dans le cadre de la Référence, le
CI RSA est soit référent (donc garant du parcours global), soit intervenant sur
une question précise signifiée par le référent (AS de circonscription, soit
conseiller pôle emploi)
« Le football est le reflet de notre
société. Regardez bien l'expression d'un joueur sur le terrain, c'est sa
photographie dans la vie. » (Aimé Jacquet)
Comme pour la plupart des activités
humaines, la foi a toujours été mêlée au sport. Déjà, chez les Grecs de
l'Antiquité, les différents jeux sportifs étaient intimement liés au culte
religieux de l'époque. Ainsi, les Jeux olympiques étaient dédiés à Zeus, les
Jeux pythiques honoraient Apollon et les Jeux isthmiques célébraient Poséidon.
En ces temps, on pensait dur comme fer que c'étaient les Dieux qui octroyaient
la victoire à l'athlète. Messagère des Dieux, la victoire était représentée
sous la forme d'un personnage féminin ailé qui s'envolait dans les airs pour
venir offrir la couronne divine au vainqueur. C'est d'ailleurs le nom de cette
messagère que porte Nike, le célèbre équipementier sportif.
On ne peut pas dire que cela ait vraiment
changé si l'on en croit les différentes manifestations spirituelles qui ont
envahi les arènes sportives et les pages croustillantes des journaux
spécialisés. Mais de tous les sports, c'est certainement le football, avec son statut
de sport-roi qui détient la palme. Cela est probablement dû à la
surmédiatisation de ce sport, mais peut-être aussi à la similitude entre les
décorums footballistique et religieux : les temples, les fidèles, les offices,
les saints, les chants, les communions et, bien sûr, les batailles contre les
infidèles.
Le foot et la croix
Les manifestations de la foi chrétienne
dans le foot sont légion. Du légendaire et omniprésent signe de croix à
l'entrée du terrain, aux cantiques ou «carols» chantés dans les gradins de
Highbury ou Anfield Road, la liturgie est complète. Certaines équipes ont même
été constituées dans une même ville sur une séparation catholique-protestant
comme c'est le cas pour les deux formations de Glasgow : les Celtics et les
Rangers.
D'autres pratiques, moins médiatisées,
montrent que cette ferveur religieuse est bien présente dans la conscience
collective. Duncan Edwards, un footballeur de talent jouant à Manchester United
et dans l'équipe des trois lions dans les années 50, a été victime d'un
accident d'avion et mourut dans la fleur de l'âge, en 1958. Trois ans plus
tard, il eut droit à un vitrail le dépeignant dans l'église de sa ville natale,
sanctification suprême pour un joueur de foot [1].
Dans l'histoire récente, le comportement
collectif des joueurs du Brésil à fait couler beaucoup d'encre. À la suite de
leur victoire lors de la coupe des confédérations en 2009, les Brésiliens ont
affiché publiquement leur foi par une prière collective en rond et des T-shirt
mentionnant «I belong to Jesus» (J'appartiens à Jésus). La FIFA, qui n'a pas
apprécié ce débordement de religiosité aurait envoyé un sérieux avertissement à
l'équipe du Brésil leur demandant de «modérer» leur ferveur [2]. Cette décision
provoqua le courroux du président de la Fondation Jean-Paul II pour le sport
qui déclara qu' «épurer le sport des valeurs éthiques que la foi chrétienne et
l'Église catholique répandent depuis des siècles est une erreur » [3].
Pourtant, on peut lire sur le site de la FIFA que «les joueurs ne sont pas
autorisés à exhiber des slogans ou de la publicité figurant sur leurs
sous-vêtements. L'équipement de base obligatoire ne doit présenter aucune
inscription politique, religieuse ou personnelle. Un joueur ôtant son maillot
pour dévoiler tout type de slogan ou publicité sera sanctionné par
l'organisateur de la compétition» [4].
Kaká, la star du football brésilien et mondial
qui arbore régulièrement son I belong to Jesus», est notoirement connu comme un
membre actif de «Renascer em Cristo» (Renaître en Christ), une des plus
importantes Églises évangéliques du Brésil. Questionnée sur le montant record
du contrat de son mari avec le Real de Madrid en pleine période de crise, son
épouse expliqua simplement que Dieu avait mis cet argent entre les mains du
Real pour que ce club puisse s'offrir Kaká qui, à son tour, pourra ouvrir une
église à Madrid «où il existe tant de vies qui doivent écouter notre parole»
[5]. Cette foi affichée et assumée n'a pas empêché ce footballeur d'avoir un
comportement aux antipodes de celui d'un enfant de chœur. Se faisant vengeance
lui-même, il se mérita un carton rouge lors du récent match Brésil -
Côte-d'Ivoire. Pourtant, le précepte évangélique ne dit-il pas « si quelqu'un
te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi la gauche »?
Pis encore, lors du même match, le Brésilien
Luis Fabiano a non seulement marqué un but avec sa main, mais l'a publiquement
revendiqué comme tel en précisant «C'est vrai, le ballon a frappé ma main, puis
a touché mon épaule [...]. C'est donc une main sainte, de Dieu. Je crois que
c'est un des plus beaux buts que j'ai marqués» (sic) [6]!
Au-delà des messages imprimés sur des
vêtements cachés par la tenue de l'équipe et qui son montrés à l'occasion,
certaines stars tatouent des messages à même la peau. C'est le cas de David
Beckham qui, parmi la multitude de dessins qui jonchent sont corps, s'est fait
tatouer une croix ailée bien visible sur la nuque [7]. N'est-il pas un signe
ostentatoire? Et que dirait la FIFA si quelqu'un, par excès de ferveur religieuse,
se faisait tatouer un message religieux sur le cou ou le front? Les textes
actuels prévoient-ils une telle situation? Pas si sûr.
En Argentine, la foi et le foot sont si
intimement liés qu'il est souvent difficile de faire la part des choses. Ainsi,
la Bombonera, stade mythique du club Boca Juniors, n'est pas uniquement le lieu
de joutes footballistiques épiques, mais aussi celui du repos éternel. En
effet, de nombreux supporters du club demandent à ce que leurs cendres soient
dispersées sur le terrain et tout autour de ce temple [8].
Dans les faits, cette foi feinte fait
régulièrement place à des comportements complètement dénués de moralité. À ce
titre, on a assisté avec stupeur à une scène ubuesque durant le match
Argentine-Mexique : l'Argentin Carlos Tévez marque un but en position flagrante
de hors jeu et vient par la suite le revendiquer avec son équipe lorsque
l'arbitre hésite à l'accorder. Sans scrupules, il déclara après le match: «Je
sais que j'étais hors-jeu, que c'était égoïste, mais aussi longtemps qu'on me
dira qu'il y a but, ce sera bon pour moi et pour l'équipe» [9]. Mais où sont
donc passés les principes moraux véhiculés par la religion ?
Mais ce qui est le plus surprenant dans le
foot, à mon avis, c'est cette propension à donner une essence divine à des
gestes pour le moins délictueux. Citons, par exemple, un des fameux buts de
Diego Maradona. Lors d'un match de coupe du monde contre l'Angleterre, il
marque avec la main et cet acte répréhensible est baptisé «la main de Dieu».
Comme si Dieu approuvait la tricherie, voire l'encourageait!
Le Mondial 2010 a cependant montré que ni Kaká
comme joueur, ni Beckham comme animateur de banc, ni Maradona comme entraîneur
n'ont pu sauver leurs équipes respectives de leur honteuse déroute et de leur
sortie prématurée de ce prestigieux tournoi.
Le foot et le croissant
Ce sont très probablement les
footballeurs égyptiens qui ont popularisé les pratiques religieuses musulmanes
publiques dans les stades. Surnommés l'équipe des «sajidines» (les prosternés),
ils usent de la prosternation à chaque but marqué ou à chaque victoire. Cette
façon de remercier Dieu en s'agenouillant et en posant son front sur la pelouse
peut être aussi bien individuelle que collective. Ainsi, on a bien vu
Abou-Trika se prosterner seul devant les buts après avoir marqué un pénalty ou
accompagné par tous les Pharaons, en cercle, lors de leur victoire à la dernière
coupe d'Afrique des nations.
Mais, il faut dire que cette pratique pose
problème et est même considérée comme une «bidaâ» (innovation hérétique) par
certains. En effet, lorsqu'un croyant se prosterne devant Dieu, ne doit-il pas
le faire en direction de la Mecque? Et les prosternations en cercle, de quel
rite proviennent-elles? Et qu'en est-il des ablutions?
L'acte même de la prosternation publique dans
un stade ne fait pas l'unanimité des ulémas (savants théologiens). Certains,
comme le Dr Salah Ben Mekbal Al-Osseïmi, de l'association du «Fiqh» en Arabie
Saoudite, estiment qu'un tel geste pourrait être perçu par le public non
musulman comme une provocation. Par contre, cet avis a été fortement contesté
par le Dr Gouda Abdelghani Bassiouni, de l'Université d'Al Azhar au Caire. Ce
dernier pense plutôt qu'il est légitime pour les joueurs de se prosterner pour
remercier Dieu du bienfait qu'il leur a accordé en lui permettant de marquer un
but [10].
Un élément nouveau et très significatif est
apparu lors du match Égypte-Algérie lors de la demi-finale de la CAN 2010. Dès
que l'arbitre siffla la fin du match gagné par les Pharaons, un membre de la
délégation égyptienne accourut à la première caméra venue en brandissant un
Coran, comme s'il voulait signifier que la victoire revenait à la bénédiction
du Saint Livre qu'il avait serré contre lui durant tout le match. Le seul hic,
est que l'équipe adverse, c'est-à-dire l'Algérie, est aussi une formation
exclusivement musulmane. Va-t-on assister, dans l'avenir, à une guerre de
Livres Sacrés, les uns imprimés au Caire et les autres dans les différents pays
musulmans?
La piété (ou sa corollaire l'impiété) des
joueurs égyptiens a fait la une des journaux à quelques reprises. Tout d'abord,
le sélectionneur Hassan Shehata a déclaré à un journal cairote que « Nous ne
sélectionnerons jamais un joueur manquant de piété quel que soit son potentiel.
Je m'efforce toujours de m'assurer que ceux qui portent le maillot égyptien
sont en bons termes avec Dieu ». D'ailleurs, le joueur Mido aurait été écarté
de l'équipe, non pas pour son jeu, mais pour son manque de piété. Shehata a
aussi cité le cas de Mohammed Zidan qui, grâce à lui (paraît-il), a fini par
prier avec toute l'équipe [11]. C'est ce même Zidan qui s'est attiré les foudres
de certains internautes «religieux» lorsqu'il a annoncé qu'il allait vivre avec
son amie danoise Stina Rohde (sans être religieusement mariés) après un
intermède éphémère avec May Ezzedine, une célèbre actrice égyptienne.
La piété affichée de cette équipe a été
malmenée par une affaire qui a secoué toute l'Égypte durant la coupe des
confédérations 2009 qui s'est tenue en Afrique du Sud. Le journal britannique
The Independent on Sunday a accusé certains joueurs d'avoir convié des
péripatéticiennes dans leur hôtel après leur succès contre l'Italie [12]. Ce
fait divers a fait scandale au pays des Pharaons, probablement pas pour les
faits eux-mêmes, mais beaucoup plus par leur antinomie avec l'image de piété
surmédiatisée de cette équipe.
Une autre anecdote est aussi à verser dans ce
débat footballistico-religieux. Il est de coutume, à la télévision algérienne,
d'interrompre toute émission, quelle que soit sa nature, pour retransmettre
l'appel à la prière. Cette règle eut cependant une exception : lors du match de
barrage au Soudan entre l'Égypte et l'Algérie. Comme quoi, le foot a ses
raisons que la religion n'a pas toujours.
Le foot, la croix et le croissant
Malgré tout ce qui vient d'être énoncé,
l'équation religieuse dans le foot pose moins de problème lorsque les équipes
sont mono-religieuses. Dans le cas contraire, la problématique prend des
proportions surdimensionnées. Ainsi, la débâcle de l'équipe de France au
Mondial a fait apparaître des vieux démons qui n'attendaient que la moindre
occasion pour surgir. Au lieu de chercher les causes sportives de l'échec
flagrant des Bleus et de leur piteuse qualification grâce à la main de Thierry
Henry, certains commentateurs et politiciens ont invoqué une cause surprenante
: l'islamisation de l'équipe de France. À cet effet, Benjamin Lancar, Président
des Jeunes Populaires (mouvement de jeunesse de l'UMP), a cité Emmanuel Petit,
ex-joueur de l'équipe de France, qui aurait déjà parlé de cette «islamisation
de l'équipe de France» [13]. Mais cela n'est que l'aboutissement d'un long
dénigrement des joueurs français qui montrent publiquement leur foi musulmane
dans un pays à majorité chrétienne. Et cela est beaucoup plus virulent dans le
cas des «convertis» comme Franck Ribéry ou Nicholas Anelka. Ainsi pouvait-on
lire sur certains sites, bien avant le Mondial, des titres révélateurs comme
«Les prières de Ribéry ont-elles leur place dans un stade ?» [14], «Qui
expliquera à Franck Ribéry qu'un terrain de football n'est pas une mosquée?»
[15] ou «Le footballeur milliardaire Anelka, converti à l'islam, ne veut pas
payer ses impôts en France!» [16].
Après ses déclarations sur le critère de piété
dans la sélection des joueurs égyptiens, un journal italien a apostrophé Hassan
Shehata en lui demandant la raison de l'absence de joueurs chrétiens dans la
sélection des Pharaons. L'ambassade égyptienne à Rome a été contrainte de nier
l'existence d'une telle discrimination et de clarifier les paroles de
l'entraîneur national [17].
Le foot actuel est un foot-spectacle qui
charrie avec lui tous les vices et les maux de la société : simulations,
tricheries, matchs truqués, gros sous, racisme, malhonnêteté, etc. Le
comportement des joueurs, des dirigeants, des supporters, hooligans et ultras,
n'est généralement pas à la hauteur des valeurs prônées par toutes les
religions. A-t-on déjà vu un joueur admettre sa faute ou avouer à l'arbitre une
tricherie quelconque? A-t-on déjà aperçu un joueur remercier Dieu après avoir
perdu un match ou rater un but? Doit-on remercier Dieu que lorsqu'Il nous offre
un bienfait et l'oublier dans le cas contraire? Serait-ce donc des prières
intéressées, un investissement spirituel à court terme pour un gain assuré ? Il
est difficile de dire si on doit garder la foi dans le foot ou que le foot doit
garder la foi en lui, mais il est clair que les tartuffes et leurs simulacres
de mauvais aloi ne sont pas rares dans le monde du sport-roi.
Stupéfiant paradoxe ! Le néolibéralisme
étale tous les jours sa faillite : la suraccumulation des richesses
s’accompagne d’un nombre croissant de pauvres et de chômeurs ; la spéculation
provoque la crise la plus grave depuis 1929 ; la logique du profit menace
jusqu’à la survie de l’espèce. Et pourtant le système tient bon.
Cette contradiction s’explique — après
les années Thatcher, Reagan et… Mitterrand — par l’événement qui, voici plus de
vingt ans, bouleversa le cours de l’histoire : la chute du mur de Berlin. La
victoire de l’Occident dans la guerre froide précipita la fin du camp
socialiste, dont l’Union soviétique, forte de son rôle dans l’écrasement du
nazisme, avait considérablement étendu l’empire. Mais elle porta aussi un coup
sévère, peut-être mortel, à l’idéal communiste, perverti par des apparatchiks
qui affectaient de s’en réclamer.
Certains espéraient que la disparition
du communisme soviétique lèverait une hypothèque. Depuis 1917, tout projet
socialiste se voyait opposer le « socialisme réel ». Et l’horizon de l’URSS
bornait l’élaboration d’une alternative radicale. On pouvait donc estimer que
la chute de la « maison communiste » permettrait de repenser le socialisme dans
la liberté. Que, loin d’annoncer la fin de l’histoire et la marginalisation de
tout souffle révolutionnaire, elle libérerait au contraire pleinement l’utopie.
Force est de reconnaître que, jusqu’ici,
il n’en a pas été ainsi. Dans le Sud, les luttes pour la souveraineté politique
et économique ont perdu le point d’appui que le camp socialiste représentait.
Dans le Nord, les luttes sociales ne peuvent plus exploiter la pression que sa
concurrence exerçait sur les pouvoirs occidentaux. Et surtout, partout, les
peuples semblent orphelins d’un idéal.
Or les deux décennies écoulées depuis
l’ont démontré : sans l’horizon d’un idéal, les combats sociaux manquent d’âme.
Ils se déroulent le plus souvent sur la défensive, avec pour objectif de
défendre des acquis menacés. Car le grand capital et les hommes qui le servent
profitent de la crise dont ils portent la responsabilité pour tenter de
démanteler les conquêtes sociales accumulées au fil du XXe siècle.
L’académicien Jean-Denis Bredin l’avait
pressenti, quatre mois avant que le drapeau rouge ne disparaisse des tours du
Kremlin : « Est-il possible d’avancer que le socialisme n’eût peut-être été,
chez nous, qu’un radicalisme autrement dénommé, s’il n’y avait eu le communisme
(...) qui l’empêchait de dériver trop vite, ou trop fort ? Est-il permis
d’avancer que, tantôt dérangeant, tantôt épaulant le reste de la gauche, le
communisme français, étrange gardien d’un catéchisme universel, porteur d’une
terrible légitimité, a aidé le socialisme français à tenir son cap, que sans
lui le Front populaire n’eût pas été un front populaire, que l’union de la
gauche n’eût sans doute été qu’une union des centres, ou un rêve, et que
beaucoup de lois sociales seraient encore attendues ? Est-il possible d’avancer
que tous ces entêtés, ces sectaires, ces grévistes infatigables, ces
envahisseurs de nos usines et de nos rues qui fichaient le désordre, ces
obstinés qui ne cessaient de réclamer des réformes en rêvant de la révolution,
ces marxistes, à contre-courant de l’histoire, qui empêchèrent le capitalisme
de bien dormir, nous leur devons beaucoup (1) ? »
Vingt ans plus tard, le mouvement social
pâtit de l’absence d’alternative. M. Benyamin Netanyahou se serait-il lancé
dans sa fuite en avant guerrière si un pôle à la fois social et pacifiste
proposait un autre choix aux Israéliens ? La guerre de Tchétchénie aurait-elle
duré aussi longtemps si M. Vladimir Poutine avait dû faire face à un rival
populaire incarnant un autre choix pour la Russie ? Et M. Nicolas Sarkozy
aurait-il été élu président si son challenger avait été porteur d’un autre
choix pour la France ? Enfin, si une perspective de changement se dessinait,
ceux qui nous gouvernent parviendraient-ils, sans rencontrer de résistance
majeure, à serrer la ceinture de peuples entiers, à la grecque, après avoir
distribué tant de milliards d’euros aux banques ? Sans oublier les retraites
retardées, le travail du dimanche, les services publics privatisés, la santé et
l’enseignement supérieur payants…
En quoi se caractérise cette mortifère «
crise d’alternative » ? Elle résulte bien sûr de la faiblesse des forces du
changement, de la pauvreté de leurs propositions, de la tiédeur de leur
programme. Mais elle naît avant tout de leur incapacité à incarner une utopie.
Au singulier : car si les « grandes utopies » (économiques, sociales,
politiques, culturelles, environnementales) se nourrissent des petites,
celles-ci peuvent aussi les occulter.
Oui, c’est d’abord d’une utopie que le
monde a besoin. Le grand auteur uruguayen Eduardo Galeano l’écrivait on ne peut
mieux (2) : « Elle est à l’horizon, dit Fernando Birri. Je me rapproche de deux
pas, elle s’éloigne de deux pas. Je chemine de dix pas et l’horizon s’enfuit
dix pas plus loin. Pour autant que je chemine, jamais je ne l’atteindrai. A
quoi sert l’utopie ? Elle sert à cela : cheminer. »
Après
une baisse sous l'effet de la crise, le nombre d'immigrés repartira à la hausse
pour faire face aux pénuries d'emploi et à l'évolution démographique.
Les
entrées de migrants vers les pays de l'OCDE ont reculé de 6 % en 2008, chutant
à 4,4 millions de personnes. Tandis qu'au cours des 5 années précédentes, leurs
effectifs avaient augmenté de 11 % par an en moyenne, selon le dernier rapport
de l'OCDE sur les migrations. Le recul s'est encore renforcé en 2009. Les
immigrés ont été, dans bien des pays, les premiers frappés par la hausse du
chômage, en particulier les jeunes et les personnes travaillant dans les
secteurs les plus touchés par la crise comme le bâtiment ou l'hôtellerie.
L'OCDE
insiste dans ce rapport sur la nécessité pour les États de renforcer leurs
politiques d'immigration qui jouera un rôle crucial à long terme pour renforcer
la croissance. «Il est important de souligner que les immigrés apportent une
contribution bénéfique à l'économie nationale, en particulier en période de
croissance», remarque le secrétaire général Angel Gurria.
Et
ce en raison de l'évolution démographique et des pénuries d'emploi à venir,
notamment dans la santé et l'ingénierie. Ainsi, en maintenant les taux
d'immigration à leur niveau actuel, la population en âge de travailler dans les
pays de l'OCDE n'augmentera que de 1,9 % dans la prochaine décennie. Un
pourcentage qui contraste avec les 8,6 % enregistrés entre 2000 et 2010. La
situation sera encore pire pour la France, qui connaîtra un déclin de 1 %,
malgré les bons chiffres de la natalité. La raison étant que la France a l'un
des taux d'immigration les plus bas de l'OCDE.