Aujourd’hui
commence à l’Assemblée Nationale l’examen du projet de loi interdisant le cumul
du mandat de parlementaire avec des fonctions exécutives locales. C’est bien le
député-maire qui est la cible puisque le texte laisse béante les possibilités
de cumul parlementaire / conseiller général et parlementaire / conseiller
régional.
Le
député-maire n’est pas le symptôme d’un système sclérosé et constitue au
contraire un point d’équilibre institutionnel. Ce système garantit la proximité
avec les citoyens par le mode de scrutin uninominal, permet la promotion des
élites républicaines locales et contrebalance l’emprise des appareils
politiques sur la vie publique.
Nous voterons
donc contre le projet de loi.
Individuellement,
les parlementaires sans autre mandat sont aussi bons que les députés en cumul
mais collectivement, le Parlement n’a rien à gagner à la généralisation de ce
modèle et à l’uniformisation du profil des parlementaires.
L’expérience
de l’adoption du quinquennat en 2000 devrait nous instruire sur les effets
pervers des réformes présentées comme modernes, forcément modernes. Comme le
quinquennat, cette loi constituera un nouvel affaiblissement du Parlement.
Pour
renforcer le rôle du Parlement, les bonnes pistes sont nombreuses et connues
(contrôle de l’ordre du jour, limitation de l’arsenal du gouvernement..).
L’élimination des députés-maires n’en fait pas partie ; le député-maire est le
bouc-émissaire d’un Parlement qui cherche encore sa place dans la République
devenue hyper-présidentielle.
Communiqué de
presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen,
Député du Val-de-Marne, mercredi 3 juillet 2013.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire