Par
Ladislas Polski, Secrétaire national à la santé, mardi 24 septembre 2013.
Les
objectifs de la stratégie nationale de santé présentés par Marisol Touraine et
Geneviève Fioraso offrent des perspectives positives.
Le
projet de généralisation du tiers-payant sur les consultations médicales est un
signe fort pour combattre le renoncement aux soins pour raisons financières,
qui avait considérablement augmenté sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
La
poursuite du renforcement du rôle pivot du médecin traitant, et le volontarisme
sur la mise en ouvre de nouvelles pratiques pluridisciplinaires et coordonnées
de l'offre de soins de premier recours sont un moyen fort de lutte contre les
inégalités territoriales d'accès aux soins, dans le sillon des pactes
territoires -santé.
Le
caractère impératif de l'excellence de notre recherche biomédicale est un
engagement indispensable au service de la qualité des soins de nos concitoyens
comme du dynamisme économique de la nation.
Cependant
certaines pistes méritent d'être approfondies. Ainsi la politique du
médicament, au-delà des questions de sécurité d'utilisation, mérite une
approche rationnelle et approfondie centrée sur une maîtrise publique renforcée
du prix des produits qui valorise davantage l'innovation et le service médical
rendu.
La
lutte contre le renoncement aux soins pour raisons financières passe par la
question des dépassements d'honoraires, non réglée lors de la dernière
convention médicale.
Le renforcement de l'hôpital public dans ses missions suppose aussi le dépassement de la tarification à l'activité au profit d'un mode de tarification mixte alliant valorisation de l'efficience et reconnaissance des missions spécifiques de l'hôpital public.
Le renforcement de l'hôpital public dans ses missions suppose aussi le dépassement de la tarification à l'activité au profit d'un mode de tarification mixte alliant valorisation de l'efficience et reconnaissance des missions spécifiques de l'hôpital public.
Au-delà
des questions liées à l'organisation du système de santé, c'est bien la
question du financement de la protection sociale solidaire qui est posée : seul
le redressement économique du pays, en particulier de son économie productive,
permettront de garantir la pérennité de ce financement. Les chantiers sont
nombreux, et le gouvernement sait les identifier. Il faut à présent s'y
attaquer avec détermination et esprit de responsabilité.
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